Les Caprices de Marianne
Une histoire d'amour tragique et romantique !
Synopsis
Le jeune Coelio rêve de conquérir Marianne, épouse du juge Claudio. N'osant l'aborder, il tente d'abord d'utiliser l'entremise de la vieille Ciuta, qui n'obtient rien de la jeune femme que l'affirmation de sa fidélité conjugale.
Coelio se tourne vers un autre entremetteur, son ami Octave, bon vivant, libertin et cousin du mari de Marianne, Claudio. Marianne reste indifférente à Coelio, mais tombe amoureuse d'Octave.
Elle lui dévoile son amour à mots couverts et lui fixe un rendez-vous.
Octave, d'abord indécis, choisit la loyauté et envoie Coelio au rendez-vous obtenu.
L'avis de la rédaction
Marianne, vos beaux yeux d'amour me font mourir !
Ce drame romantique, œuvre de jeunesse d'Alfred de Musset, est curieusement assez peu joué.
Pourtant, son génie précoce, sa vie de débauché, sa mort prématurée, tout est là pour faire de l'auteur de Lorenzaccio une star.
Ainsi, chaque nouvelle création - ou ici reprise - est une belle occasion, trop rare, de retrouver ces personnages emblématiques du romantisme dont l'auteur était l'incontestable chef de file.
Musset a 23 ans quand il publie cette histoire d'amour impossible, de fatalité et de révolte contre les conventions.
Coelio, jeune héros romantique, beau et riche, aime follement Marianne, épouse d'un homme vieux et autoritaire.
N'osant lui-même l'aborder, il envoie son ami Octave, jeune libertin, pour lui parler.
Marianne, que Coelio laisse indifférente, tombe amoureuse d'Octave.
La langue de Musset est tout simplement magnifique.
Le poète parle de l'amour et de ses blessures avec son cœur et ses mots merveilleux, lui qui est tout à la fois Coelio l'idéaliste et Octave le débauché.
Philippe Calvario a fait le choix d'une mise en scène agitée qui ne m'a pas touchée.
Les comédiens - dont lui-même dans le rôle d'Octave - ne tiennent pas en place et arpentent nerveusement la scène, comme pour nous expliquer dans quelle tourmente ils se débattent.
Ils se coupent - et nous coupent - trop souvent de l'émotion que dégage cette langue si belle, qui aurait gagné à plus de sentiments et moins de démonstration.
Il y a quand même quelques scènes magnifiques qui parviennent à nous faire vibrer, notamment celles avec Zoé Adjani, superbement éclairée devant le très beau décor de Roland Fontaine.
La comédienne, gracieuse Marianne, quand on la laisse se poser incarne toute l'âme du poète, tant dans sa rébellion que dans son amour pour Octave.
Des moments dont on aurait voulu qu'ils durent.
Less is more !
Sylvie Tuffier