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Affiche pour Vous n'aurez pas ma haine

Vous n'aurez pas ma haine
(3.5/5)

Du 29 septembre 2025 au 30 décembre 2025

Après le drame du Bataclan, Le récit d’Antoine Leiris, un immense cri à la vie, nécessaire et lumineux ! 

Synopsis

Le Bataclan,13 novembre 2015. Hélène, la femme d’Antoine Leiris et maman de leur petit garçon, meurt sous les balles des terroristes.
Malgré le drame, pour leur fils Melvil, il doit continuer à vivre... Alors il écrit.

Trois jours après l’attentat, il publie sur Facebook une lettre « Vous n’aurez pas ma haine », message incroyablement émouvant, partagé des milliers de fois.

Très vite, il écrira son livre.
 

L'avis de la rédaction

 Un homme fait face à l’indicible, avec pour seule arme la force des mots et la dignité du silence.

Dans cette traversée intime, le théâtre devient un espace de mémoire et de résistance, où la douleur se transforme peu à peu en lumière. Ce n’est pas un cri de colère, mais une prière à destination de l'humanité.

Sur le plateau, Mickaël Winum incarne avec justesse un homme brisé par la perte et habité par le refus de la haine.

Son interprétation donne corps à la résilience, à la douceur et à la puissance du pardon. Sans jamais verser dans le pathos gratuit, il parvient à évoquer la tragédie du Bataclan avec pudeur et intensité.

Le texte, à la fois poétique et dépouillé, restitue la complexité du deuil, la lente reconquête de la vie et la beauté fragile de l’apaisement. Chaque mot semble pesé, chaque respiration porte une émotion retenue, trop retenue. On aimerait être emporté et bouleversé car notre imaginaire est chargé d'images et de son. Pourtant on reste en attente de se sentir concerné.

La mise en scène, sobre, mise sur l’épure pour laisser toute la place à la parole.Toutefois, quelques choix lumineux viennent perturber le propos et nous distraire. On sent la volonté de ne pas imposer une tristesse, mais d’inviter à la réflexion et à la fraternité.

Cette sobriété pourrait sembler minimaliste. Ce moment suspendu rappelle que le théâtre, dans sa forme la plus simple, peut encore guérir, rassembler et inciter à la discussion.

On ne sort pas touché et on n'a pas pleuré. Cependant l'envie d'échanger sur l'expérience théâtrale est là.

Que reste t'il de notre colère et de notre tristesse après un drame?

Un hommage pudique à la vie, à la mémoire et à la paix.

Prisca C.