Une comédie familiale et déjantée pleine de péripéties et de danses.
Synopsis
Trois voleurs peu dégourdis, Peterbono, Hector et Gustave, vivent, tant bien que mal, de menus larcins à Vichy.
Experts en déguisement, ils se font passer, un jour, pour des princes espagnols afin d’approcher Lady Hurf et sa fortune.
Contre toute attente, la comtesse mord à l’hameçon et invite les trois voleurs à s’installer chez elle.
Alors que tout se déroule à merveille, Gustave tombe amoureux de Juliette, la nièce de Lady Hurf, et commence à éprouver des remords.
Entre masques, faux-semblants et manigances, qui triomphera ?
L’amour ou l'appât du gain ?
L'avis de la rédaction
« Heureux sont les fêlés, ils laissent passer la lumière ».
Après une première tournée l’année dernière, la Compagnie Les allumeurs de réverbères nous invite à découvrir leur version pleine de folie du bal des voleurs de Jean Anouilh au théâtre du Funambule.
Leur adaptation pour quatre interprètes de la comédie-ballet est brillante d’inventivité.
Dès l’entrée dans la salle, le ton est donné avec les acteurs faisant eux-mêmes le rôle d’ouvreuses/ouvreurs.
On sent immédiatement l’expérience d’une troupe qui sait s’amuser avec le public.
On retrouve toute la farce et l’onirisme du texte d’Anouilh avec de nombreux tableaux s’appuyant sur de très belles lumières et des costumes extravagants.
La mise en scène Commedia dell’arte séduit rapidement, avec des masques très réussis.
À l’aide de ces derniers, de quelques accessoires et de postures, les interprètes campent des personnages instantanément identifiables et qu’ils peuvent s’échanger.
On n'est heureusement jamais perdu dans ce chassé-croisé grâce à leur jeu impeccable et leur travail corporel impressionnant.
Des chorégraphies entraînantes parsèment également la pièce, leur donnant d’autres moments d’expression.
Ça fait plaisir de voir un tel engagement sur scène. Alors, on se laisse emporter par l’énergie débridée des comédiens et des comédiennes et on en redemande !
En somme, un vrai bijou de comédie et un succès qu’ils n’auront pas volé.
Bravo !
Thomas Benatar