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Affiche pour Victor Hugo, mon amour

Victor Hugo, mon amour
(4/5)

Du 8 avril 2026 au 7 juin 2026

AIMER, C'EST PLUS QUE VIVRE ! AIMER, C'EST AGIR.

Synopsis

Une véritable et magnifique histoire d’amour, celle de Juliette Drouet et Victor Hugo qui se sont aimés durant 50 ans et échangèrent 23 653 lettres et quelques secousses…

Cette pièce, composée à partir de leurs écrits, illustre dans un enchaînement de scènes les grands moments de leur vie intime, littéraire et politique.

Elle met aussi en lumière, en plus de celle du grand homme, la personnalité de celle qui fut la muse, l’inspiratrice, celle qui le révéla à la sensualité, devint la copiste principale de son œuvre, lui sauva la vie, préserva ses manuscrits, partagea son exil et l’encouragea dans sa cause humaniste : Mademoiselle Juliette.

L'avis de la rédaction

Ça bat fort sur scène !

Fort comme un coeur. Cette pièce est aussi vibrante que l’amour qu’elle raconte.

Il y a Hugo et Drouet, la passion, les rires, l’amour fou, et puis les mensonges, les désillusions, l’attente, l’espoir, et enfin les retrouvailles.

Il y a ces lettres magnifiques qui déroulent le fil de leur histoire, et racontent un amour qui a duré une vie. Quelle belle idée que celle d’en faire un spectacle!

Il y a les mots d’Hugo, ses discours, ses engagements politiques, son intelligence, sa poésie. Ses Misérables dont nous aurons un extrait, et son Demain dès l’Aube que nous entendrons en entier.

Il y a Juliette Drouet, son entièreté, son amour, sa passion, sa rage d’aimer, de croquer la vie, de brûler la chandelle de tout les côtés. Comme si cette femme racontait à toutes les autres qu’il faut se jeter à coeur perdu dans la vie. Ne jamais renoncer.

Deux amants contrariés par les obligations, le poids d’une société, mais qui s’aimaient pourtant profondément. C’est beau un amour qui dure une vie.

La mise en scène de Jacques Décombe est empreinte de poésie. Elle est intelligente, belle, lyrique presque. Elle est le parfait écrin pour cette histoire d’amour. Et sans trop en dire je trouve le décor très bien pensé. Sur scène, trois espaces: un pour elle, comme un petit boudoir. Un pour lui, son bureau. Un au centre pour les deux, pour l’amour, pour la vie.

Anthéa Sogno livre une Juliette incandescente, puissante, drôle, surprenante. Yannis Baraban livre un Hugo en retenue, en émotion, tout en justesse. Je salue tout particulièrement son interprétation au moment de la mort de la fille d’Hugo, Léopoldine. Jouer la perte est un exercice incroyablement difficile, et le faire aussi bien quand le moment est attendu, vaut le coup d’être souligné.

De ce spectacle je garderai des images. Celle du public qui applaudit à tout rompre les performances d’acteurs. Les gens qui murmurent doucement dans la salle le célèbre poème « Demain dès l’aube, à l’heure ou blanchit la campagne, je partirai. » à l’unissons de Yannis Baraban, l’envie profonde qui m’a prise en sortant de relire les Misérables, et l’émotion provoquée par la beauté des mots épistolaires des deux amants.

Pour la fresque, pour l’amour, pour les mots, pour la découverte d’une femme oubliée par l’histoire, je dis allez-y.

C’est vraiment bien !

Jennifer Guillet

Théâtre du Lucernaire

Le Lucernaire est un centre culturel unique à Montparnasse qui regroupe trois salles de théâtre, trois cinémas, une galerie d'exposition, une librairie et un restaurant. Il promeut la création contemporaine dans une ambiance conviviale de 'ruche artistique'.

53, rue Notre-Dame-des-Champs
75006 Paris

Photo pour Théâtre du Lucernaire