Les raisins de la colère
Le grand roman américain de John Steinbeck pour la première fois sur scène !
Synopsis
Depuis le film de John Ford en 1940 avec Henry Fonda, scénarisé de son vivant par John Steinbeck lui-même, jamais les ayants droits de ce dernier n’ont autorisé la moindre adaptation complète de ce roman au cinéma ou au théâtre !
Trois ans d’efforts tenaces et de discussions ont permis de vaincre toutes les appréhensions et de franchir des obstacles incroyables pour parvenir à présenter une adaptation de ce chef-d’œuvre sur une scène française.
Avec le concours de musiciens-chanteurs exceptionnels, Jean-Jacques Milteau et Xavier Simonin ont imaginé un conte musical pour porter à la scène ce monument incontournable de la littérature et de l’histoire des États-Unis.
L'avis de la rédaction
Dans l’obscurité naît une musique puis une voix qui portent déjà tout un monde.
Quelques notes et la route s’ouvre devant nous comme un horizon qu’on accepte avec plaisir de suivre.
Le voyage commence sans brusquerie, porté par une simplicité qui touche juste.
Ce récit scénique, adapté et mis en scène par Xavier Simonin, conserve la puissance brute du roman de Steinbeck tout en devenant un sublime conte musical.
Sur scène, le comédien devient guide, témoin, frère d’infortune et l’on marche avec lui sur la poussière des routes américaines, celles de l’exode, de la faim et de l’espoir fragile.
Les musiciens, présents comme des compagnons de route, enrichissent le récit de leurs voix, de leurs cordes et de vibrations profondes. La musique fait galoper les paysages, ouvre les déserts et soulève les souvenirs.
Le décor reste simple et pourtant il suffit pour que la migration des Joad prenne vie, pour que chaque arrêt devienne une épreuve, un rêve, un élan.
L’histoire se construit sur la résilience, la solidarité, le courage. Le spectacle fait ressentir tout cela avec une justesse d'émerveillement rare. On écoute, on respire, on avance, pris dans la beauté mélancolique d’une population qui refuse de renoncer.
La lumière, les costumes, les silences même contribuent à cet espace dépouillé mais vibrant, où la littérature et le théâtre s’assemblent en une forme profondément humaine.
On sort ému, plus proche d’eux, comme si la route nous appartenait aussi.
Malheureusement, on peut faire le parallèle avec notre société moderne dans le rejet et la haine.
On garde en tête le souffle du voyage, celui qui reste même quand les mots se taisent. On pense à ces silhouettes de poussière qui continuent de marcher quelque part en nous.
Et on se dit qu’un spectacle capable de cela mérite pleinement d’être vu.
Prisca C.